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1.
Interview du commissaire européen des affaires sociales
Špidla
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« J'accorde une
grande importance au travail des comités d'entreprise
européens »
 Le
23 octobre 2007, la commission européenne décida
son programme de travail pour l'année 2008. La
révision de la directive de CEE y est nommée
expressément comme une priorité (voir rapport dans
les CEE News 3/2007). Quel aiguillage politique peut-on
attendre du législateur européen dans les
prochains jours et semaines à venir ? La
rédaction de CEE-News s’est renseignée
plus en détail auprès du commissaire social
Vladimír Špidla (photo) à
Bruxelles.
Déjà
lors d’un discours devant le Parlement européen le
13 novembre 2007, le président de la commission
José Manuel Barroso avait montré sa
détermination à réviser la directive
CEE. Probablement, à la mi-janvier 2008, le texte officiel
soumis à la consultation des partenaires sociaux, doit
être décidé par la commission
européenne. La Confédération
européenne des syndicats (CES) a déjà
convoqué une séance ad hoc le 17 janvier 2008
pour discuter de la nouvelle situation..
La nouvelle directive CEE : le papier interne a
été présenté à
CEE-News
Comme
cela s'annonçait au cours des dernières semaines,
la commission européenne veut satisfaire des revendications
importantes des syndicats. Si les associations des employeurs
persistent dans leur refus et restent absentes des
négociations, le papier interne de la commission
européenne pourra être vu comme ébauche
de texte pour la nouvelle directive de CEE. Y figurent les points
suivants :
-
Renforcement
des droits à l’information et de consultation du
CEE, en particulier dans le cadre de restructurations d'entreprise
ainsi que des meilleures possibilités pour
déposer des plaintes devant les tribunaux
-
Incitations
à conclure des accords européens entre les CEE et
la direction centrale sur les conséquences sociales d'une
restructuration (compensation d'intérêts)
-
Octroi
de capacités supplémentaires de travail par ex.
à travers d’une deuxième
séance de CEE par an, un droit exigible à la
formation, un droit d'accès des membres de CEE à
toutes les succursales en Europe
-
Un
règlement à la solution de problèmes
pratiques, par ex. : en cas de fusions ou de renégociation
d'accords, ainsi que pour la constitution d’un nouveau CEE
-
Amélioration
de la coopération entre les comités d'entreprise
nationaux et européens en particulier lors de
restructurations, et ceci, à travers l’obligation
des membres de CEE de rendre rapport dans leurs pays d'origine
Apparemment,
la commission européenne est
déterminée à mettre rapidement en
vigueur ces règlements. Le suspens reste entier quant
à savoir, si les associations des employeurs vont persister
dans leur attitude de refus et si elles réduisent ainsi leur
propre marge de manoeuvre. Lors de la décision au sujet de
la directive CEE en 1994, une solution de négociation
échoua à cause des employeurs britanniques,
malgré que les associations d'Allemagne et autres pays
furent résolument ouverts à une solution
pragmatique avec les syndicats. Une directive CEE
négociée entre les partenaires sociaux pourrait
par exemple prévoir une instance de conciliation paritaire
à laquelle pourra être fait appel en cas de
litiges entre le CEE et la direction centrale, avant de
déposer plainte devant les tribunaux.
De nombreux comités d'entreprise
européens demandent la révision
Au
cours de ces dernières semaines, une multitude de
comités d'entreprise européens s'est de nouveau
adressée par écrit à la commission
européenne pour insister sur la demande de
révision de la directive CEE. Parmi eux, le CEE d'Alcatel -
Lucent dont la demande de renégociation de
l’accord CEE avait déjà
échoué en 2006 à cause de la
résistance de la direction centrale (voir rapport dans
les CEE News 3/2006). Un choix des lettres :
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2.
Jugements de principe concernant le droit de grève
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En décembre 2007,
deux jugements de principe ont été rendus par la
Cour de justice européenne (CJE) à Luxembourg en
quelques jours, tous concernant le droit de grève au sein du
marché intérieur européen. Les juges
statuaient sur les cas Viking Line de Finlande et de Vaxholm de
Suède.
Viking Line : Des juges
renforcent le modèle social européen
 Le
11 décembre 2007, la Cour de justice européenne
(CJE) décidait que les mesures de grève pour la
défense des intérêts des travailleurs
sont également permises si elles limitent le droit d'une
entreprise à la liberté
d’établir des succursales dans le
marché intérieur européen. Toutefois,
il ne faut pas que la grève soit excessive et elle doit
viser à la protection des droits des travailleurs. La
protection d'un standard social élevé est un bien
d'intérêt public qui primerait la
liberté d’établir des succursales d'une
entreprise isolée.
À
la base se trouve un conflit entre la société de
transport maritime finlandaise Viking Line et le
syndicat des marins. La société de transport
maritime avait changé de pavillon un ferry circulant sur la
mer baltique entre Helsinki et Tallinn en 2003. Sous pavillon estonien,
l'équipage avait été
remplacé par des travailleurs à salaire plus bas.
Le syndicat finlandais avait cependant pu empêcher la
société de sortir de la convention collective
existante en la menaçant d’un conflit de travail
et d'actions de boycottage coordonnées au niveau
international. Pour contrer cela, la société de
transport maritime avait introduit une ordonnance provisoire -
toutefois pas devant un tribunal finlandais, mais au siège
de la Fédération internationale des travailleurs
du transport (ITF) à Londres. Les juges britanniques
demandaient au préalable une décision de la Cour
de justice européenne à Luxembourg, pour savoir
si c’est la liberté d'établir de
succursales ou le droit de grève qui prime au sein du
marché intérieur européen (voir rapport dans les
CEE News 2/2006).
Cette question a
été tranchée maintenant. Du point de
vue du CJE, c’est aux tribunaux des pays membres de statuer
au cas par cas sur la proportionnalité de la
grève. Dans le cas de Viking Line, ils retiraient ainsi la
compétence à la jurisprudence finlandaise et ils
la transmettaient aux tribunaux britanniques. Il reste à
attendre, si cela est à l’avantage des
travailleurs.
La
Confédération européenne des syndicats
(CES) a salué l’arrêt, parce que le
droit de coalition y compris le droit de grève
s’est vu accorder une grande importance. Critiquable serait
cependant que les juges auraient formulé des
critères sévères pour des
activités transfrontalières. La CES examinera en
détail la justification du jugement et en examinera les
conséquences pour les relations de travail.
 Vaxholm : Des juges
limitent le droit de grève
La décision prise dans le cas
Vaxholm était tout à fait différente.
Le 18 décembre 2007, le CEJ jugea excessives les actions
menées par la fédération
suédoise de la construction contre l'entreprise lettonne Laval.
Laval construisait 2004 bâtiments d'école
à Vaxholm dans les environs de Stockholm et il payait ses
employés lettons selon les tarifs lettons. Vu que
l'entreprise refusait d'observer la convention collective
suédoise, les syndicats ont organisé des conflits
de travail et des actions de boycott. Le litige ainsi
déclenché allait jusqu'à la cour de
justice de travail suédoise qui faisait appel à
la CEJ. Une décision au préalable, devrait
éclaircir la question si les conflits de travail
menés pour forcer les entreprises
étrangères à observer les conventions
collectives pour sa main d’oeuvre
étrangère travaillant sur le sol
suédois étaient conformes au droit de
l’Union Européenne (voir rapport dans
les CEE News 4/2005).
Cette question a
également été tranchée
maintenant. Les juges ont certes confirmé le droit de
grève, mais ont déclaré incompatible
avec la directive détachement de l'Union
Européenne l’action menée contre le
Laval. Les syndicats voient l’arrêt comme
étant une attaque à l’encontre des
conventions collectives existantes et ils craignent un dumping salarial
renforcé. La Confédération
européenne des syndicats (CES) s'attend à des
changements de législation en conséquence de
l’arrêt, dans tous les pays de l’Union
Européenne qui ont déjà
transposé la directive sur les travailleurs
détachés.
Étude sur le droit de
grève en Europe
En mars 2007, l'institut syndical
européen à Bruxelles avait
présenté une étude sur le droit de
grève dans 30 pays. Tous les pays de l'Union
européenne, ainsi que la Norvège, l'Islande et la
Croatie, sont présentés
séparément. Quelles sont les
particularités dans les pays, quelles sont les limites dont
il faut tenir compte ? Quelles sont les conditions
particulières pour une grève ? L'étude
répond à ces questions, toutefois qu’en
langue anglaise seulement.
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3. De
nouveaux accords CEE
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Bientôt trois
comités d'entreprise européens chez Tyco
 Après
le découpage du groupe américain
électrique Tyco en trois entreprises
côtés en bourse, le CEE constitué en
2001 devait également être divisé. Il
se rencontra pour la dernière fois dans sa vieille
composition en février 2007. Les sections Tyco Healthcare,
Tyco Electronics et Tyco Fire & Security and Engineered
Products & services (TFS/TEPS) sont autonomes depuis le 29 juin
2007. Avant la séparation, on avait
négocié pendant huit mois les trois nouveaux
accords de CEE. Leurs contenus sont presque restés
inchangés, il y a uniquement quelques changements techniques
(par ex. la distribution des sièges et la prise en compte
des nouveaux pays membres de l ’Union Européenne).
Les trois accords de CEE sont
soumis au droit britannique, une séance annuelle est
prévue sous la présidence de l'employeur. Le
côté des travailleurs choisit un comité
de direction de trois membres. Avec la séparation, Tyco
prend la même direction qu’American Standard, chez
qui le CEE est également séparé en
trois comités différents (voir rapport
dans les CEE News 1/2007).
 Un
groupe d'eau espagnol veut établir un CEE
Après la reprise du
fournisseur d’eau britannique Bristol Water par l'entreprise
espagnole Aguas de Barcelone (Agbar), les représentants des
travailleurs se sont rencontrés pour la première
fois, le 22 et 23 novembre 2007 dans la capitale catalane, pour
préparer la mise sur pied d’un CEE (sur la photo
la tour Agbar, siège du groupe et nouveau symbole de
Barcelone). On n’y discuta pas seulement de la
première ébauche d’un accord CEE, mais
critiqua l’absence d'un comité d'entreprise de
groupe espagnol. Le droit du travail en Espagne ne prescrit que des
comités d'entreprise locaux. En Espagne, il y a en outre un
retard considérable en matière de constitution de
comités d'entreprise européens. Les textes
suivants ne sont que disponible en langue allemande :
Nouveau
CEE dans l'industrie graphique
Le 13 décembre 2007,
un accord de CEE selon le droit français fut
signé à Paris pour Chevrillon Philippe Industrie
(CPI). Le groupe CPI avec environ 4.000 travailleurs en France, en
Allemagne, en Grande-Bretagne, en Tchèquia et aux Pays-Bas
est un des plus grands groupes graphiques en Europe et est la
propriété de deux investisseurs financiers.
Pendant les deux ans de négociations, les employeurs avaient
tenté d’obtenir un accord de CEE en dessous des
règlements subsidiaires de la directive CEE, ce qui avait
été refusé du
côté des travailleurs.
Nous avons rassemblé
d'autres accords CEE sur une page de
téléchargement.
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4.
Participation dans la SE
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BASF met des standards de participation

Le
15 novembre 2007, un accord concernant les droits de participation dans
la future société européenne (SE) pour
le groupe chimique BASF à Ludwigshafen fut conclu (voir le
rapport sur le début des négociations dans les CEE News
2/2007). Le chemin est ainsi libre pour inscrire la SE au
registre du commerce en début 2008. Le conseil de
surveillance qui n’est encore composé que de douze
membres, dont la moitié de représentants de
travailleurs, s’était déjà
constitué le 5 décembre 2007. Le
comité d'entreprise européen existant depuis 1995
a été remplacé par un
comité d'entreprise SE composé de 23 membres
venant de douze pays.
 Groupe
papetier et de plastique devient SE
Le
19 novembre 2007, le Surteco SE s’est inscrit au registre de
commerce. Le groupe originaire de Buttenwiesen, près de
Augsburg en Allemagne, a mondialement 14 sièges de
production et fournit entre autres, l'industrie d’ameublement
en pièces de papier et de plastique. Aussi bien la structure
de Corporate Governance (comité directeur et conseil de
surveillance) que la participation des travailleurs dans le conseil de
surveillance restent conservées. Contrairement à
une société anonyme, un tiers seulement des
sièges du conseil de surveillance pour une entreprise de
plus de 2000 travailleurs est occupé par des
représentants des travailleurs ce qui constitue un recul par
rapport au standard de participation allemand.
Entreprises de
matières premières en voie vers la SE
 Le fournisseur de services de recyclage Interseroh
de Cologne veut se transformer en société
européenne (SE) en 2008. Le 8 janvier 2008, le
comité spécial de négociation (GSN) se
rencontrera à la séance constituante et
négociera ensuite l'accord de participation et la
constitution d'un comité d'entreprise SE. Interseroh emploie
en tout 1.380 travailleurs dans dix pays de l’Union
européenne, en Croatie et en Russie.
En
septembre 2007, le grossiste de produits métallurgiques Klöckner
de Duisburg décidait sa transformation en
société européenne (SE). En ce moment,
les préparations sont en cours pour la formation du
comité spécial de négociation (GSN)
qui va négocier un accord de participation pour les 10.000
travailleurs dans 15 pays.
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5. Des standards sociaux mondiaux
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Accord antidiscrimination
international
 Le
8 juin 2007, un accord d’encouragement de la
diversité fut signé pour le groupe alimentaire
français Danone. Lors de la sélection du
personnel, il faut être mondialement attentif à
l'acceptation de différents origines sociales et ethniques,
aux différents parcours de formation et handicaps.
Fédération
développe un nouveau modèle
d’accord-cadre
Le 16 novembre 2007,
l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du
bois (IBB) présentait de nouvelles directives pour
l'achèvement d'accords-cadre internationaux et un
modèle de texte. Jusqu'à présent, de
tels accords-cadre de protection des normes fondamentales de travail
existent déjà dans douze groupes mondiaux de
l'industrie de la construction et du bois, comme chez Ikea, Faber -
Castell et Hochtief.
 Telefónica
renouvelle son accord-cadre
Le 17 décembre 2007, un accord-cadre
assurant les standards sociaux mondiaux et le dialogue avec les
syndicats dans 19 pays, fut signé pour le groupe de
télécommunication Telefónica
à Madrid. Il s'agit du développement
ultérieur du code de conduite de 2001. Telefónica
occupe 220.000 personnes et à côté de
l'Espagne, son marché d’ origine, il est surtout
représenté en Amérique latine. Il n'y
a un comité d'entreprise européen que pour la
section de téléphonie mobile. Il englobe les
succursales en Grande-Bretagne, Irlande, Allemagne, Tchèquia
et Slovaquie et avait été constitué en
2004 selon le droit
britannique (voir rapport
dans les CEE News 3/2004), avant que Telefónica
achetât l’entreprise O2
autonome à l’époque.
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6.
Activités de comités d'entreprise
européens
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Congrès de CEE de
fournisseur de services financier en Europe du Nord
 Du
21 jusqu'au 23 octobre 2007, 40 représentants des
travailleurs de neuf pays se rencontrèrent à
Rimbo, près de Stockholm, pour discuter de la
révision de la directive CEE ainsi que des
activités dans les États baltes et en Pologne. La
conférence avait été
organisée par l'union nordique des syndicats de banques, de
services financiers et d'assurances (NFU). Une documentation
complète de cette et d'autres conférences est
disponible en langue anglaise sur Internet :
 Le
CEE règle le transfert à l'étranger
Le 27 novembre 2007, lors de sa
séance à Rome, le comité d'entreprise
européen du groupe hôtelier américain
Starwood (Sheraton, Westin, Le Méridien, St Regis.) a
signé un accord avec la direction centrale sur des aides
financières accordé en cas de transfert de
travailleurs dans un autre pays de l’Union
européenne. Ils reçoivent un salaire mensuel
comme aide au déménagement et maintiennent le
droit de revenir à leur vieux poste pendant un
délai de trois mois. Starwood avait fondé un
comité d'entreprise européen selon le droit belge
en 2000.
Journée
d’action européenne chez Unilever
 Environ
700 participants de seize pays venaient à la
journée d’action européenne
à Rotterdam le 4 décembre 2007. Après
l'annonce de la direction centrale de supprimer 20.000 emplois, les
protestations avaient été organisées
en concertation par le comité d'entreprise
européen et les syndicats (voir rapport dans
les CEE News 3/2007). Jusqu'à présent,
le CEE n'a jamais été correctement
informé de la restructuration prévue.
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7.
La fusion, un défi : des exemples actuels
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La
mégafusion dans l'industrie graphique a avorté

Le
7 novembre 2007, on révélait que le groupe
graphique néerlandais Roto Smeets de Boer voulait reprendre
les succursales européennes du groupe graphique canadien
Quebecor et ainsi devenir le plus grand fournisseur européen
dans le secteur de la gravure et de l'offset. Les syndicats
s'attendaient à une diminution massive de personnel dans les
entreprises impliquées et à des restructurations
forcées dans le secteur entier.
Le
23 novembre 2007, le CEE de Quebecor fut informé de la
nouvelle situation lors d’une séance
spéciale à Barcelone. Dans un délai de
deux mois, les négociations sur l'extension de l'accord CEE
devaient commencer à la nouvelle entreprise Roto Smeets
Quebecor. Pour le 18 janvier 2008 était fixée une
séance à Amsterdam, à laquelle
devraient être harmonisées les
démarches du côté des travailleurs.
Mais tout s’est passé autrement, car la
majorité des actionnaires de Roto Smeets avait
voté contre la fusion à l'assemblée
générale du 13 décembre 2007.
La vente de secteurs appelle
sur le plan le CEE
 Lors de la séance
spéciale, le 27 novembre 2007, le CEE de Rio Tinto Alcan fut
informé de la vente du secteur de l'emballage et de la
section de traitement. Les 22.000 travailleurs concernés
doivent recevoir une garantie de poste et de salaire - ainsi la
revendication du CEE. Lors d’une autre séance de
CEE, le 10 décembre 2007, des mouvements de protestation
européens et locaux ont été
prévus pour la mi-janvier 2008. Le groupe de
matières premières anglo-australien Rio Tinto
avait pris le groupe d'aluminium canadien Alcan récemment et
il veut nettoyer le portefeuille maintenant (voir
rapport dans
les CEE News 2/2007).
La
Turquie doit être intégrée dans le CEE
Un
réseau syndical pour la section d'emballage (Alcan
Packaging) avait été fondé quelques
jours avant à Istanbul, le 20 novembre 2007. 19
représentants des travailleurs de six pays
étaient présents et demandaient
l'intégration dans le CEE de l'usine turque
située près d'Istanbul. La Suisse comme pays hors
de l’Union européenne est
déjà représentée au CEE.
 Mise en garde contre les
reprises dans le secteur des chantiers navals
Le 7 décembre 2007,
la Fédération européenne des
métallurgistes (FEM) exprimait son inquiétude au
sujet de la reprise annoncée de Aker Yards par le groupe
mixte sud-coréen STX. Le groupe de chantiers navals d'Oslo
occupe 20.000 personnes en Norvège, Finlande, Allemagne
(Wismar et Rostock), France, Roumanie et autres pays.
Jusqu'à présent, il n'y a pas encore de
comité d'entreprise européen qui pourrait
être consulté en cas de fusion.
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Freudenberg met en route un projet exemplaire
Si
beaucoup de comités d'entreprise européens se
limitent toujours à leurs droits d'information et de
consultation, certaines initiatives sortent cependant du cadre
légal étroit. Un tel exemple est Freudenberg, un
groupe allemand avec 33.000 travailleurs, fabriquant des produits de
caoutchouc et de plastique pour l'industrie et les consommateurs
finaux. En automne 2007, le CEE initiait un projet européen
de la protection du travail et de la santé :
Analyse des dangers à l'aide d'une cartographie de la
sécurité et de la santé.
Plus
de 30 représentants des travailleurs d'Allemagne, de la
Grande-Bretagne, du Danemark, de Suède, d’Espagne,
de France, d’Italie, de Hongrie, d’Autriche et des
Pays-Bas ont été formés comme manager
santé pour leurs pays respectifs lors de
l’assemblée plénière du CEE
du 5 au 7 novembre 2007. Dans la deuxième moitié
de novembre 2007, une première cartographie sanitaire avait
déjà eu lieu à Langres (France). En
janvier 2008, il y aura des activités en Grande-Bretagne et
en Italie, en février 2008 en France, d'autres suivent. Plus
tard, s’y ajouteront des cartographies sanitaires aux
Pays-Bas et en Autriche. Le CEE veut effectuer une
évaluation à la fin 2008.
 Le
projet ne contribuera pas seulement à un transfert de bonnes
pratiques en matière de protection de la santé au
travail, mais renforcera considérablement la
coopération à l'intérieur du
comité d'entreprise européen. Dans l'interview,
le président du CEE Bernd Schneider
(photo) explique comment l'idée est apparue et ce que
d'autres comités d'entreprise européens peuvent
en apprendre.
En ce moment, le CEE
négocie un mémorandum avec la direction centrale
sur les conditions de base d’une cartographie sanitaire. Les
points suivants sont les plus importants :
-
La cartographie sanitaire
est effectué
par les représentants des travailleurs.
-
Les
manager santé doivent être qualifiés
par les conseillers externes.
-
La
cartographie sanitaire doit remplir des standards uniformes dans toute
l'Europe.
Le concept de la cartographie
sanitaire a été développé
par Dr Heiner Köhnen et il est également
à la disposition pour d'autres comités
d'entreprise européens à travers le
réseau « euro-ce.org »
:
Protection
au travail au niveau mondial
Le
groupe d'acier ArcelorMittal va au-delà de
l’Europe. À la conférence mondiale des
représentants des travailleurs, du 16 jusqu'au 18 septembre
2007 à Montréal (Canada), un standard plus
élevé en matière de protection de la
santé au travail sur tous les 61 sites dans 27 pays du monde
a été convenu avec la direction du groupe. Un
groupe de travail (task force) composé de
représentants des syndicats et des experts en
matière de sécurité au travail de
l'entreprise sera créé. Le groupe peut
s’occuper spécifiquement de certains sites, pour
supprimer des défauts.
 Encouragement
de la santé dans l'entreprise en Europe
Des mesures de l'encouragement
à la santé en entreprise sont soutenues par la
commission européenne, y compris le projet « move
Europe ». La boite d’outil du réseau
européen pour un encouragement de la santé en
entreprise est intéressante, avec ses outils touchant aux
domaines du travail et de la santé venant de 23 pays
européens.
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9. La recherche en
matière de CEE
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Pourquoi les comités d'entreprise
allemands hésitent-ils autant pour fonder des CEE ?
 À la chaire de
sociologie de l'université technique de Munich, on examine
en ce moment pourquoi les entreprises allemandes présentent
un retard tellement grand en matière de fondation de
comités d'entreprise européens. Le projet de
recherche financé par la Fondation Hans - Böckler,
cherche les raisons qui font en sorte que les comités
d'entreprise et les employeurs allemands prennent leurs distances face
à la mise sur pied d'une représentation
transfrontalière des travailleurs. Dans le classement des
pays industriels les plus importants de l'UE ; l’Allemagne se
retrouve dans les dernières places en ce qui concerne la
fondation de comités d'entreprise européens.
Les
chercheurs autour du Prof Dr Rainer Trinczek ont d'abord
vérifié les données de toutes les
entreprises allemandes concernées par la directive CEE et
ils ont ainsi pu actualiser la base de données
gérée depuis de nombreuses années par
l'Institut syndical européen à Bruxelles. Pour
l'année 2007, les chercheurs ont
déterminé en tout 461 entreprises allemandes qui
entrent dans le champ d’application de la directive CEE, dont
à peine 28 % ont déjà fondé
un comité d'entreprise européen. Contre
à titre de comparaison, 48 % des entreprises en
Suède et environ 40 % en Grande-Bretagne, en France, aux
Pays-Bas et en Autriche. L'Allemagne se situe ainsi deux fois en
tête en Union européenne : dans aucun autre pays,
il n’y a un nombre aussi grand de comités
d'entreprise européens existants et dans aucun autre pays,
il n’y a autant de comités d'entreprise
européens non encore établis.
La distribution par secteurs
Les
461 entreprises allemandes dans le champ d’application de la
directive CEE se répartissent selon les
différents secteurs :
-
201
entreprises dans l'industrie métallurgique
-
77
entreprises
dans le secteur de la chimie
-
67
entreprises dans le secteur du commerce en détail et en gros
-
37
entreprises
du secteur de l’alimentation et de l’Horeca
-
33
entreprises
du secteur de la construction
-
30
entreprises
de secteur du textile
La
plupart des comités d'entreprise européens ont
déjà été
créés dans le secteur du métal (58
entreprises allemandes), le besoin de rattrapage est cependant aussi le
plus grand dans ce secteur (143 entreprises allemandes). À
la deuxième place suivent les grandes surfaces et le
commerce de détail où 49 entreprises allemandes
doivent encore créer un CEE. Le retard proportionnel est le
plus grand dans les « autres services » et dans le
secteur du transport. L'étude montre qu’
indépendamment des branches : plus l'entreprise est grande,
plus la probabilité qu'elle y ait un CEE est haute.
Seulement dans le secteur des services, il y a encore des groupes avec
plus de 10.000 travailleurs qui n’ont pas de
comité d'entreprise européen.
Des raisons du scepticisme envers des
comités d'entreprise européens
Les
chercheurs de Munich donnent quelques raisons qui jouent
peut-être un rôle pour le scepticisme de
comités d'entreprise et des managers dans les entreprises
allemandes :
-
Un
déficit de connaissances des comités d'entreprise
allemands au sujet du CEE
-
Manque
de nécessité d'un CEE, parce que toutes les
informations sont déjà accessibles aux
comités d'entreprise allemands à travers les
organes de participation
-
Adversité
des employeurs allemands à cause de frais
élevés et la menace d’une
solidarité européenne des
représentants des travailleurs
-
Adversité
des comités d'entreprise allemands, parce que ses bons
contacts avec la direction pourraient être mis en danger en
Allemagne par des représentants de travailleurs
étrangers
-
Adversité
chez les managers anglo-saxons par rapport à la
participation et les comités d'entreprise
Le
projet de recherche court sur deux ans, pour cette raison, on ne peut
pas s’attendre à des résultats
définitifs avant la fin 2008. Il y a des informations
supplémentaires sur les pages Internet suivantes en langue
anglaise :
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10. Des
pages Web intéressantes
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| Législation
européenne en matière de droit de travail et
droit social

Cette page Web informative en onze langues donne
des explications concernant les actes de droit les plus importants de
l'Union européenne. Les textes conviennent pour une
entrée courte et rapide dans tous les domaines de la
législation européenne. Un chapitre
spécial, consacré au dialogue social et
à la participation des travailleurs, reprend des actes de
droit concernant le congé parental, au travail à
temps partiel ou à des contrats de travail a
durée déterminée et
également les directives les plus importantes qui
réglementent la participation dans l'entreprise.
Des
informations pour les CEE aux Pays-Bas
Avec 160 travailleurs, l'organisme de formation FNV
Formaat domiciliée à Woerden près
d'Utrecht offre un choix complet de colloques et de consultation pour
les comités d'entreprise néerlandais. Des
comités d'entreprise européens avec
siège aux Pays-Bas sont aussi soutenus par FNV Formaat,
entre autres à travers d’une Newsletter pour CEE
en langue néerlandaise et anglaise. FNV Formaat collabore
avec la fédération des syndicats
néerlandais FNV et il est comparable à
l’organisme DGB-Bildungswerk en Allemagne. Les textes
suivants sont disponibles en langue anglaise :
 Réseau
de syndicat dans le secteur du transport routier
Au début de l'année 2007,
soutenu par l’UE, démarrait un projet de
construction de réseaux de syndicats en Europe du Nord et
spécifiquement dans la région des Baltiques. Les
syndicats de transport de huit pays veulent ainsi soutenir des
chauffeurs internationaux de camions. Une page Web donne des
informations en plusieurs langues.
 Une
page Web belge montre les péchés des banques
Netwerk Vlaanderen exposait sur sa page Web,
lesquelles des grandes banques actives en Belgique, violent les
standards environnementaux et sociaux à travers leurs
pratiques d'investissement dans les autres parties du monde. La
politique d'affaires de Citibank, ABN-Amro, Fortis, ING, Dexia, KBC,
Axa et de la Deutsche Bank sont dans le focus. Une étude du
11 décembre 2007 dresse une liste de violations des droits
de l'homme. Le Netwerk Vlaanderen encourage une utilisation d'argent
politiquement, environnementalement et socialement responsable.
Nous
avons rassemblé de nombreux autres liens
intéressants dans une collection de liens.
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